Aaron Swartz, figure de l’Internet libre

Je suis un adolescent qui aspire à rendre ce monde meilleur – notamment grâce à la loi, la politique et la technologie” déclarait Aaron Swartz en 2004. Génie de l’informatique, il grandit avec la conviction qu’Internet représente un espace exceptionnel pour le partage des connaissances et la mobilisation citoyenne, pouvant ainsi participer à l’émancipation de la société.

Dès l’âge de 14 ans, il contribue à des projets qui vont dans le sens de ses idéaux, tels qu’une encyclopédie collaborative, les licences Creative Commons, le flux RSS, le forum Reddit et la plateforme SecureDrop dédiée aux journalistes et lanceurs d’alerte.

© Jacob Appelbaum

Dans la lignée de son engagement pour l’accès au savoir, il télécharge en masse des publications scientifiques normalement uniquement accessibles aux étudiant·es du MIT (Massachusetts Institute of Technology). Inculpé au titre du Computer Fraud and Abuse Act, il met fin à ses jours dans des circonstances tragiques en 2013 à l’âge de 26 ans, après deux ans de poursuites judiciaires et, selon ses proches, de “harcèlement” du FIB, alors même qu’il n’a commis aucun dommage et n’a pas diffusé les articles en question.

Cette (trop) courte présentation est donc un hommage aux combats d’Aaron Swartz mais aussi une invitation à suivre ses pas et agir, chacun·e à notre niveau, pour construire un Internet et une société plus libres.

Si vous souhaitez en savoir plus, je vous recommande vivement le documentaire The Internet’s Own Boy (disponible librement sur Youtube) réalisé par Brian Knappenberger.

On prend la température des tendances high-tech au CES

Vous avez peut-être entendu parler du mini lave-vaisselle Bob, du téléviseur enroulable, des taxis volants Uber, de la fonctionnalité “interprète” de l’assistant Google bientôt disponible pour 27 langues ? De l’application mobile App-elles pour alerter en cas de violence, de la gourde LARQ qui purifie l’eau grâce à la lumière UV, de la prothèse de main BrainRobotics ?

Plus de 20000 innovations technologiques ont été présentées début janvier au CES (Consumer Electronics Show), le rendez-vous incontournable de la tech organisé chaque année à Las Vegas.             

© Instagram @ces

L’édition 2019, avec sa profusion d’assistants et objets connectés grand public, a marqué l’avènement de “l’ère des données”. Dans notre quotidien, de plus en plus d’interactions (smartphone, montre, enceinte intelligente, etc.) deviennent des données personnelles pouvant être exploitées.

Au CES, la protection de la vie privée devient alors un argument marketing pour les entreprises : Apple l’illustre très bien avec une publicité géante qui vise directement ses concurrents Google et Amazon.

Si vous souhaitez en savoir plus sur objets connectés et sécurité, voici un super guide réalisé par la Fondation Mozilla et les recommandations de la CNIL.

Et toi, dans quelle case tu mets la chantilly ?

Dans la famille des outils d’aide à la conception, je voudrais… le diagramme Café d’Emmanuelle Marévéry.

Cette matrice permet d’organiser visuellement les différents critères qui vont orienter le choix d’un utilisateur par rapport à un produit ou service :

  • Pré-requis : quels sont les éléments absolument indispensables pour vous ?
  • Moteur d’achat et de décision : quels sont les éléments importants pour vous, qui vont motiver votre choix ?
  • Inutile : quels sont les éléments dont vous ne tiendrez pas compte pour votre choix ?
  • Plus : quels sont les éléments “bonus”, qui pourront faire pencher la balance ?

© Emmanuelle Marévéry

Comme dans le cadre de toute recherche utilisateurs, attention à s’assurer que les mots décrivent bien tout ce que l’utilisateur a en tête. Si on parle d’un salon de tatouage (exemple donné par une apprenante récemment ;)), l’utilisateur peut dire “lieu agréable” en pré-requis en incluant implicitement la propreté, mais il sera important de noter ces deux critères.

Voici la version PDF du diagramme Café prête à l’emploi, si vous souhaitez tester.

Et n’hésitez pas à regarder la conférence en streaming si vous n’avez pas eu la chance de la voir en live comme moi 🙂

La Communication NonViolente et la girafe

Le moment est venu d’apporter une explication sur ce nom étrange, “lagiraffe” 😉

La Communication NonViolente (CNV) est un processus de communication mis au point par le psychologue Marshall Rosenberg, spécialiste de la résolution de conflits, dont les caractéristiques principales sont l’empathie, l’authenticité et la responsabilité avec soi et les autres.

Le support ci-dessous, créé avec des collègues de Simplon à l’occasion d’une sensibilisation en interne, résume les grandes étapes de cette approche et propose une liste indicative de sentiments, car il n’est pas toujours facile de trouver les bons mots !

   

Pour illustrer la CNV, Marshall Rosenberg utilise deux marionnettes :

– le chacal qui juge, culpabilise, fait du chantage et établit un rapport de force

– la girafe qui observe sans juger, identifie son sentiment et exprime son besoin de manière positive (fun fact:  c’est le mammifère terrestre qui a le plus grand coeur !)

J’ai choisi “lagiraffe” car que je crois sincèrement aux bénéfices de cette approche, qui peut s’appliquer à toutes les interactions entre personnes – sur le plan professionnel et personnel. La communication est omniprésente dans notre quotidien depuis toujours mais n’est pas innée pour autant 🙂

Voici le support au format PDF. J’en profite pour remercier à nouveau Mahana pour le graphisme et rappeler que tout ce que je partage sur ce site est sous une licence Creative Commons avec les caractéristiques suivantes :

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